Le buzz des 101 dalmatiens

Cette année, Disney fête les 65 ans du dessin animé Les 101 dalmatiens. Mais si ce classique a fait aimer le dalmatien à des millions d’enfants et d’adultes… il n’a pas du tout aidé la race.

En 1961, le film rencontre un succès retentissant : des chiots adorables couverts de taches, une Cruella d’Enfer devenue l’une des méchantes les plus marquantes de Disney… tous les ingrédients sont réunis pour créer un énorme phénomène.

Et forcément, le public suit : tout le monde veut son dalmatien.

La race devient soudainement très populaire et la demande explose. Sauf que l’élevage n’a tout simplement pas les moyens de répondre correctement à cet engouement. Résultat : la reproduction s’emballe. Certains élevages commencent à produire des chiots en grande quantité afin de répondre au marché, parfois sans véritable sélection sur la santé ou le tempérament.

Les clubs de race et vétérinaires constateront ensuite une augmentation de certains problèmes chez le dalmatien, notamment la surdité congénitale, qui touche une proportion importante de la race, ainsi que des troubles urinaires liés à un métabolisme particulier de l’acide urique. Des problèmes qui ne sont évidemment pas apparus avec le film, mais qui peuvent être aggravés lorsque la sélection devient secondaire face à la production de chiots.

À cela s’ajoute un autre point souvent oublié : le dalmatien n’est pas un chien fait pour tout le monde. Historiquement utilisé comme chien d’attelage, il accompagnait les chevaux sur de longues distances. C’est donc un chien très endurant, actif et qui a besoin de se dépenser quotidiennement.

Un dalmatien choisi uniquement pour son apparence – et dont les besoins ne sont pas respectés – devient vite un chien difficile à vivre. Et comme souvent lorsque les achats sont faits sur un coup de cœur… les abandons finissent par augmenter.

Depuis, ce phénomène est bien connu : on parle parfois d’“effet dalmatien” pour décrire ces modes déclenchées par les films ou les séries.

Et l’histoire se répétera plus tard avec d’autres races. Par exemple après le film Balto en 1995, qui contribuera à populariser le husky… avec, là encore, les mêmes conséquences : achats impulsifs, chiens mal compris, et refuges qui se remplissent.

Les films peuvent nous faire rêver.
Mais choisir un chien uniquement parce qu’il est devenu célèbre reste rarement une bonne idée — pour l’humain… et surtout pour le chien.

Tiphaine – Éducatrice canin à Dijon
Besoin d’aide avec votre chien ? Je vous accompagne pour vous aider à surmonter les difficultés qui peuvent rythmer votre quotidien avec lui.

En savoir plus sur Milgram & co

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture